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Salle 5Elégance et décadence du PortraitLes années 1890Les portraits de cette salle soulignent l’importance de l’image idéale du ‘dandy’ dans les années 1890. Le style ‘dandy’ est lancé par les ‘gentlemen’ anglais raffinés au début du dix-neuvième siècle mais est rapidement suivi avec enthousiasme par les hommes français à la mode. Tous aspirent à l’élégance physique, à l’intelligence verbale et la distinction sociale. Vers la fin du dix-neuvième siècle, le ‘dandy’ devient une figure bohémienne, associée à la décadence sexuelle et aux goûts artistiques affirmés. Le plus grand défenseur de ce dandysme est l’Américain de naissance James McNeill Whistler dont l’autoportrait élégant est ici exposé. Son œuvre inspire les contemporains, notamment Toulouse-Lautrec, qui cultive une image raréfiée, égocentrique de l’homme moderne. Adopter la persona du dandy devient pour les artistes un moyen d’affirmer leur indifférence vis-à-vis des conventions bourgeoises. Les grands portraits de Jacques-Emile Blanche et Giovanni Boldini présentent la décadence moderne dans la forme visuelle la plus flagrante. Les femmes – qu’elles soient issues de la haute société ou prolétaires, égales au dandy ou proies de celui-ci - peut être représentée dans le même style chic.
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